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Appel à soutien pour la création d'un Institut National des Sciences de la Cognition au CNRS

Dans le prolongement du travail de prospective de l'atelier PIRSTEC (Prospective Interdisciplinaire en Réseau sur les Sciences et Technologies Cognitives), l'analyse des thématiques, des enjeux et défis scientifiques des Sciences de la Cognition et l'importance des forces de recherche pluridisciplinaires impliquées nous conduisent à vous soumettre un projet de création d'un institut thématique au CNRS :

Institut National des Sciences de la Cognition ou INSC


L'argumentaire présenté à l'appui de ce projet est disponible ici logo pdf

Cet Institut National des Sciences de la Cognition,créé sur le modèle de l'INEE du CNRS, aurait pour missions de définir, en concertation avec les chercheurs et les autres institutions françaises et européennes, les grandes orientations scientifiques dans le champ des sciences de la cognition. Doté de financements et de postes, cet institut serait adossé à une ou deux sections interdisciplinaires ayant des missions de recrutement, d'évaluation et d'accompagnement des structures de recherche, (Laboratoires, GDRs, etc.). Piloté par un directeur entouré de représentants des thématiques et disciplines associées, cet institut, interlocuteur légitime d'organismes partenaires et des universités où les Sciences de la Cognition sont actives, permettrait de structurer les partenariats avec les entreprises, de fédérer les réflexions sur les développements d'une ingénierie performante, de développer les formations et la mutualisation des moyens nécessaires pour anticiper et accompagner les progrès de la recherche.

Après avoir pris connaissance des arguments en faveur de ce projet, nous vous demandons de répondre à quelques questions via un formulaire. Le résultat de cette consultation étayera la défense de ce projet devant les instances responsables.


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Foire Aux Questions



Pourquoi un institut au CNRS ? Pourquoi pas un institut national Multi-Organismes ? Les sciences cognitives n'appartiennent pas au seul CNRS, mais sont un domaine qui intéresse la plupart des autres grands organismes de recherche, en premier lieu l'INSERM, mais aussi l'INRIA, le CEA, et bien entendu les universités. L'institut envisagé, même s'il démarre comme une initiative CNRS devra rapidement lancer des partenariats forts avec les autres organismes pour répondre à sa mission nationale. Le fait que le CNRS soit, par construction, interdisciplinaire et regroupe en son sein les différents secteurs directement concernés par les sciences cognitives, et les débats actuels sur l'interdisciplinarité au CNRS, légitiment cette première démarche pour la création d'un INSC, qui parait plus directement réalisable.



Pourquoi les personnels hors CNRS sont concernés ? Un INSC au CNRS a la légitimité requise pour faire avancer le débat dans d'autres cadres institutionnels où ces questions se posent. Les personnes hors CNRS pourront s'appuyer sur son existence pour faire avancer la réflexion dans ces autres cadres institutionnels, comme par exemple la CNU, les universités, les autres organismes, les Alliances, etc. Un INSC au CNRS est aussi un moyen de construire des partenariats autour des thématiques des sciences cognitives et donc de donner une légitimité et visibilité aux forces de recherche existant dans d'autres institutions. Les chercheurs, enseignants -chercheurs non-CNRS ont donc un intérêt direct à la création d'un INSC au CNRS



Un Institut CNRS "léger", type ISSC, ou "lourd", type INEE ? Les sciences cognitives ont désespérément besoin d'un interlocuteur institutionnel unique qui soutienne le domaine, aide à monter des plateformes mutualisées, défende le secteur auprès des administrations (Région, AP-HP, ministère), noue des partenariats industriels. Il est également besoin de pérenniser les recrutements de jeunes chercheurs dont le profil interdisciplinaire les marginalise dans les instituts actuels. La question du "format" exact d'un institut thématique au CNRS ne semble cependant pas prioritaire, mais des principes généraux doivent orienter sa structuration :
1. Un institut ne doit pas figer les contours d'un domaine dont l'intérêt principal est son dynamisme et son renouvellement constant. L'évolutivité du périmètre scientifique est essentielle pour permettre de suivre ces changements et intégrer les nouvelles approches (par exemple vers les sciences sociales quantitatives).
2. Il ne s'agit pas de construire un nouveau bunker avec des parois disciplinaires étanches car l'ouverture est essentielle pour permettre à des chercheurs à priori en dehors du périmètre de s'intéresser au secteur, de lancer des projets, etc.
3. Il ne s'agit pas non plus d'arracher à leurs communautés les chercheurs en sciences cognitives en les obligeant à un choix exclusif et définitif: la géométrie variable permet des degrés divers d'affiliation, allant de la tutelle unique à un rattachement secondaire, voire tertiaire.
La conséquence de ces trois principes, est qu'il doit y avoir un RECOUVREMENT avec les autres instituts existants. Ce recouvrement ne doit pas être un problème, mais un atout. Considérant que le découpage en instituts au CNRS est irréversible, la seule solution rationnelle pour que la recherche soit tout simplement possible, est que les instituts SE RECOUVRENT. Un institut en sciences cognitives n'est donc pas un nouveau gadget inutile. Le choix du "format" de l'INSC et donc de ses moyens et de ses missions constituera l'une des questions d'un comité de réflexion désigné par la présidence du CNRS et qui aura en charge le dialogue et la consultation avec les instituts et sections existants autant qu'avec les chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA concernés.




Quel calendrier ? Pour obtenir de la présidence du CNRS une mission de réflexion sur la création d'un INSC, première étape vers la création d'un institut, il faut d'abord démontrer qu'il existe une demande forte d'une masse critique d'unités, de chercheurs et d'enseignants chercheurs (du CNRS ET d'autres organismes). Chacun de ceux qui sont signataires de l'appel doivent donc susciter le débat, engager la discussion pour convaincre mais aussi comprendre la nature et les raisons des réticences que chacun pourrait exprimer. La discussion directe entre collègues et le bouche-à- oreille sont les meilleurs alliés, mais des débats pourraient avoir lieu lors de conseils d'équipes ou de laboratoires. Nous ferons début mai un bilan de cette première phase. Si une masse critique d'acteurs de la recherche apparait favorable au projet d'INSC, un rendez-vous avec la présidence du CNRS sera l'occasion de demander qu'une mission de réflexion soit mise en place et que ce projet puisse être présenté et discuté lors d'une réunion du conseil scientifique du CNRS. Ce comité de réflexion devrait ensuite nouer le dialogue avec les directions des autres instituts du CNRS et les sections du Comité National concernées ; le dialogue direct amorcé avec les acteurs de la recherche sera poursuivi. Un comité de réflexion pourrait remettre un rapport à la présidence du CNRS vers la fin juin. Une décision de la présidence serait alors attendue courant juillet. La décision de création pourrait être effective début septembre et le lancement de l'INSC pourrait avoir lieu début 2012 !!!